Un outil interne ne génère pas de chiffre d’affaires directement : il libère du temps et supprime des erreurs. C’est mesurable, à condition de s’y prendre avant le projet, pas après.
Étape 1 — Mesurer le temps réellement passé
Sur deux semaines, faites noter aux personnes concernées le temps consacré aux tâches que l’outil doit supprimer. Pas une estimation de mémoire : un relevé. L’écart entre les deux est régulièrement du simple au double.
Étape 2 — Valoriser
Multipliez les heures par un coût horaire chargé. Ajoutez le coût des erreurs : avoirs émis, livraisons refaites, pénalités de retard. Cette seconde ligne est souvent la plus lourde, et la plus oubliée.
| Poste | Avant | Après (estimé) |
|---|---|---|
| Saisie des commandes | 18 h / semaine | 6 h / semaine |
| Corrections et avoirs | 4 par mois | 1 par mois |
| Reporting mensuel | 1 jour | 0,5 h |
Étape 3 — Comparer sur trois ans
Additionnez l’investissement initial et trois années de maintenance, puis comparez au gain annuel. Un projet sain se rembourse entre douze et vingt-quatre mois. Au-delà de trois ans, il faut se demander si le périmètre n’est pas trop large.
Ce que le calcul ne dit pas
Certains gains ne se chiffrent pas simplement : un délai annoncé au client qui devient fiable, une astreinte du vendredi soir qui disparaît, une personne clé qui peut enfin partir en congés. Ils comptent, mais ne les mettez pas dans le tableau : gardez-les comme argument, pas comme justification.
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